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Le nom du village, Les Éboulements, fait référence à un violent tremblement de terre qui ébranla tout Charlevoix en février 1663. Celui-ci déplaça un important morceau de terre, à l'emplacement actuel du village de Saint-Joseph-de-la-Rive, longtemps appelé Les Éboulements en-bas, aujourd'hui fusionné. Le village des Éboulements, initialement nommé L'Assomption-de-la-Sainte-Vierge, reçut son nom officiel en 1859.

Géographie [modifier]

Au nord-ouest du village se trouve le Mont des Éboulements, point d'impact d'un astéroïde tombé il y a environ 360 millions d'années et qui créa le Cratère de Charlevoix. Comme le reste de la région, Les Éboulements compte plusieurs montagnes, plateaux et vallons.

Histoire [modifier]

1663: (5 février) Séisme important, possiblement de magnitude 7 sur l'échelle de Richter. Provoque l'éboulement d'une petite montagne et son affaissement dans le fleuve créant la pointe actuelle où se situe le quai.

Avant 1683: Concession de la partie ouest de la seigneurie des Éboulements à Charles de Lessard, de Sainte-Anne-de-Beaupré, comprise entre la seigneurie du Gouffre et la rivière du Moulin.

1683: (1 avril) Concession de la partie est de la seigneurie des Éboulements à Pierre de Lessard, frère de Charles, comprise entre la rivière du moulin et la seigneurie de La Malbaie. Aucune concession de terre ne fut faites sur la seigneurie du temps que les frères de Lessard en étaient les seigneurs.

1709: Le premier résident de la seigneurie arrive sur les lieux et prend possession d'une terre sans y avoir été autorisé. Lors de l'arrivée du nouveau seigneur Pierre Tremblay, l'année suivante, une longue saga juridique s'engagea entre les deux hommes qui s'étendit sur plusieurs années.

1710: (18 mars) Achat des deux parties de la seigneurie des Éboulements pour 650 livres par Pierre Tremblay II, fils du colon Pierre Tremblay. Il était alors âgé de 50 ans.

1710-11: Construction du manoir seigneurial Tremblay et du moulin banal situés de part et d'autre de la rivière des Boudreault, près du fleuve (Secteur Saint-Joseph-de-la-Rive).

1733: Ouverture des registres de la paroisse de Notre-Dame-de-l'Assomption-des-Éboulements avec la sépulture de Louise Tremblay et du même coup, d'un cimetière sur le rivage du fleuve Saint-Laurent.

1735: Construction d'une petite chapelle d'une dizaine de bancs sur le rivage, à l'est de la rivière du moulin. Elle fait face à l'ouest et le cimetière est situé à l'arrière.

1736: Décès, le 17 octobre, de Pierre Tremblay à l'âge de 76 ans, il est inhumé dans le cimetière de Petite-Rivière-Saint-François. À cette époque, 20 familles habitent la seigneurie.

1736: Nomination du premier curé résidant dans la nouvelle paroisse de Notre-Dame-de-l'Assomption-des-Éboulements.

1752: (26 juin) Étienne Tremblay, fils aîné de Pierre, devient officiellement seigneur lorsque sa mère lui concède la seigneurie. Cette dernière avait assuré l'intérim depuis la mort de son mari en 1736. Étienne est alors âgé de 54 ans.

1767: Décès d'Étienne Tremblay, deuxième seigneur des Éboulements.

1770: (23 janvier) Jean-François Tremblay est reconnu devant le notaire par ses frères et beaux-frères comme aîné de la famille et comme seul seigneur des lieux. Il succède à son père Étienne Tremblay.

1772: Démolition de la chapelle endommagée plusieurs fois par la marée, et construction au même endroit d'une église en pierre de 20 mètre de longueur sur 11,6 mètre de largeur.

1790: Construction d'un nouveau moulin banal sur la rivière du moulin en haut des côtes par le seigneur Jean-François Tremblay, lui-même bâtisseur de plusieurs moulins dans la région.

1798: Le Sieur Joseph Drapeau de la Baie-Saint-Paul achète une partie de la seigneurie des Éboulements. Cette partie correspond aux rangs Sainte-Croix, Saint-Ours et Sainte-Catherine ou Tourlognon.

1800: Destruction presque totale de l'église par une tempête en avril, les pourparlers sont amorcés afin de la relocaliser.

1802-04: Construction d'une nouvelle église en haut des côtes face à l'ouest et aménagement d'un nouveau cimetière au nord de l'église.

1810: (31 janvier) Vente devant le notaire Isidore Lévesque de la seigneurie des Éboulements par Jean-François Tremblay au sieur Pierre de Sales Laterrière, médecin et résidant à Québec. La vente comprend le nouveau moulin banal construit en haut des côtes mais pas la manoir Tremblay et le premier moulin banal près du fleuve dont l'ancien seigneur se réserve l'usage.

1811: Arpentage de toute la seigneurie par Jean-Baptiste Larue.

1811-12: Construction du nouveau manoir seigneurial Laterrière sur un plateau surplombant le moulin banal construit en 1790. La famille Laterrière, longtemps associée à l'histoire des Éboulements, transformera et agrandira le manoir entre 1825 et 1840.

1815: (14 juin) Décès de Pierre de Sales Laterrière.

1817: (31 octobre) Le fils cadet de Pierre, Marc-Pascal de Sales Laterrière devient le 5e et dernier seigneur des Éboulements.

1827: (7 juillet) Érection canonique de la paroisse.

1830: Décès de l'ancien seigneur Jean-François Tremblay à l'âge de 98 ans.

1832: Ouverture du premier bureau de poste aux Éboulements.

1843: Création de la paroisse et de la municipalité de Saint-Irénée, elle est presque exclusivement composée de territoires appartenant aux Éboulements.

1845: Marc-Pascal de Sales Laterrière est élu député de Northumberland (Saguenay).

1845: Construction au village d'une école de quatre classes.

1853: Construction du quai.

1854: (18 décembre) Une loi est adoptée pour l'abolition du régime seigneurial.

1859: (13 juin) La seigneurie des Éboulements devient officiellement une municipalité et Léon-Charles Clément est élu comme premier maire de la nouvelle municipalité.

1860: Construction de la première goélette sur le rivage, la Lady Elgin est la première d'une longue série qui se termina en 1952.

1864: Fondation de la paroisse et de la municipalité de St-Hilarion à même les municipalités environnantes dont Les Éboulements.

1881: Ouverture d'un bureau de poste aux Éboulements-en-bas, il porte le nom de Quai-des-Éboulements.

1910: Construction d'une chapelle près du fleuve, elle deviendra l'église de Saint-Joseph-de-la-Rive en 1931.

1919: Inauguration de la voie ferrée entre Cap-Tourmente et la Chute Nairn (Clermont).

1920 : Construction de la gare des Éboulements.

1925: Arrivée des Petites Franciscaines de Marie.

1931: (23 juin) L'église des Éboulements est détruite par un violent incendie.

1931: La paroisse (9 mai) et la municipalité (31 août) de Saint-Joseph-de-la-Rive sont créées à même le territoire Éboulois sur le site où s'étaient installés les premiers colons.

1932: Construction de l'église actuelle des Éboulements. La première messe à y être célébrée est celle de minuit le 25 décembre 1932. Elle est de dimensions et de modèle semblable à la précédente mais fait face au chemin.

1946: Début de l'exploitation des Chantiers maritimes de Charlevoix à Saint-Joseph-de-la-Rive.

1947: Achat du manoir seigneurial Laterrière par les Frères du Sacré-Coeur.

1951: Construction d'une nouvelle école.

1954: (14 septembre) Consécration de l'église et du maître-autel.

1957: (9 mars) Un feu éclate dans le restaurant de M. Wilbrod Tremblay. En plus du restaurant, le brasier rase deux maisons, le couvent des Petites Franciscaines de Marie ainsi que la nouvelle école.

1958: Achat par la commission scolaire d'un nouveau terrain et construction de l'école Léonce-Boivin.

1963: Construction de l'école Pierre-Tremblay. La nouvelle école accueilli la clientèle masculine alors que l'école Léonce-Boivin fut réservée aux filles. L'école Pierre-Tremblay fut vendue plus tard à la municipalité et devint l'édifice municipal.

1965: La Papeterie Saint-Gilles est fondée par Mgr Félix-Antoine Savard et Marc Donohue.

1965: Le manoir Laterrière, acheté en 1947 par les Frères du Sacré-Cœur, devient le Camp Le Manoir, colonie de vacances pour jeunes garçons.

1966: (16 novembre) Après des pluies diluviennes, le réservoir d'eau municipal situé dans le rang Saint-Joseph se fissure. Un torrent de boue dévale la montagne en direction du fleuve. Il emporte avec lui un pont, un magasin général, un garage, une maison, la gare et le chemin de fer. Trois personnes perdent la vie ce jour là.

1974: (2 juin) Un autobus scolaire dévale la côte entre les villages des Éboulements et Saint-Joseph-de-la-Rive. Il y a à bord quarante-quatre personnes du club de l'âge d'or de La Tuque. L'autobus termine sa course dans un ravin de dix mètres au bas de la côte. Bilan: quatorze morts, vingt-trois blessés graves et huit blessés légers.

1997: (13 octobre) L'histoire se répète... Un grave accident d'autobus se produit au même endroit qu'en 1974. Cette fois, il s'agit d'un autocar de la compagnie Autobus Mercier transportant quarante-huit personnes. Ils auront moins de chances que les victimes de l'accident de 1974. Quarante-quatre des quarante-huit personnes à bord décèdent dans cette tragédie. C'est le pire accident routier de l'histoire du Canada.

2001: Lors des fusions municipales qui entrent en vigueur dans tout le Québec, la municipalité des Éboulements est fusionnée avec celle de Saint-Joseph-de-la-Rive. Les paroisses religieuses restent distinctes.

2009: Une vague d'incendies d'origine accidentelle s'abat sur le village. En moins de deux mois, trois entreprises de la municipalité sont détruites par les flammes. Le 15 avril, l'Auberge Félix-Antoine, anciennement la Perdriole, est rasée complètement. Le bâtiment datait des années 1860. Le 23 avril, c'est au tour d'une bonne partie des Serres Lacoste de partir en fumée, en plus des pertes matérielles, ce feu cause la perte de près de la moitié de la récolte annuelle de tomates de l'entreprise. Le 9 mai, c'est au tour de la Cabane à sucre du Père Abel, propriété des Jardins du Centre d'être détruite par le feu. Cette cabane à sucre, au cachet unique, était aménagée dans un ancien bâtiment agricole au toit à la Mansart qui datait du milieu du XIXe siècle. Au grand total, près de quatre millions de dollars de perte sont attribuables à cette vague d'incendies. On ne déplore néanmoins aucun blessé.

Économie [modifier]

L'agriculture était autrefois la principale source de revenus. Maintenant, les zones de travail se sont plus diversifiés et beaucoup d'Éboulois travaillent ailleurs dans la région. O dénombre plusieurs galeries d'art dans le village.

Politique [modifier]

Le conseil municipal est formé du maire, de quatre conseillers représentant le territoire de l'ancienne municipalité des Éboulements et de deux conseillers provenant du secteur de Saint-Joseph-de-la-Rive.

  • Maire : Bertrand Bouchard

En plus de l'administration générale, la municipalité des Éboulements soutient le service des loisirs et contribue au fonctionnement de la bibliothèque, située dans l'édifice municipal.

  • Directrice générale et secrétaire-trésorière : Linda Gauthier

Sensible au développement des jeunes dans leur milieu, la municipalité a construit en 2001 un nouveau local pouvant accueillir le service des loisirs ainsi que la maison des jeunes où se déroulent plusieurs activités sportives et d'animation.

Carte de la province